En raison de la raréfaction des ressources fossiles, la chimie verte, et en particulier la chimie dite végétale, est devenue aujourd’hui une vraie alternative à la pétrochimie, cette dernière étant moins compatible avec le concept de développement durable. La biomasse lignocellulosique apparaît en particulier comme une matière première pouvant fournir une grande variété de familles de molécules à haute valeur ajoutée, pouvant servir dans la fabrication de produits chimiques. Or, les charges à traiter sont dans ce cas composées de molécules oxygénées qui sont le siège d’interactions complexes, interactions que les modèles et les méthodes traditionnellement utilisés pour les hydrocarbures dans l’industrie pétrochimique échouent à restituer. Dans le cadre du projet ANR MEMOBIOL coordonné par l’Institut Français du Pétrole (IFP), nous utilisons au laboratoire des outils prédictifs tel que le modèle COSMO-RS pour le calcul de propriétés thermodynamiques de molécules issues de la pyrolyse de la biomasse lignocellulosique. De tels outils sont essentiels pour le design et l’optimisation de nouveaux procédés utilisant ces molécules comme matières premières.
